La Grande Voie de contournement du Nord : la quête du Canada pour la souveraineté numérique dans un monde fragmenté
Depuis des décennies, le Canada fonctionne comme un appendice numérique des États-Unis. Malgré son statut de puissance du G7, son rôle dans le déploiement mondial des câbles sous-marins est resté remarquablement discret. Cependant, à compter d'avril 2026, une conjonction de tensions géopolitiques, de bouleversements réglementaires et d'une réévaluation des enjeux de sécurité nationale oblige Ottawa à repenser l'architecture de son réseau international.
Un récent rapport de Bloomberg, intitulé « Le Canada repense ses réseaux de télécommunications mondiaux face aux tensions croissantes avec les États-Unis » , met en lumière un changement stratégique majeur dans la politique canadienne des télécommunications. Face à la montée des tensions avec les États-Unis suite au retour de Donald Trump à la présidence, le gouvernement canadien, dirigé par le Premier ministre Mark Carney, procède à un examen approfondi de l'infrastructure de communications internationales du pays.
Par une heureuse coïncidence, lors d'un récent atelier, un expert de SubmarineNetworks.com a proposé une vision similaire : s'appuyer sur le Canada pour établir un corridor numérique Asie-Canada-Europe (ACE) via le pont terrestre canadien , afin de rétablir une liaison sûre et résiliente entre les deux continents. Selon cet expert du secteur, la route Asie-Canada-Europe est nettement plus sûre et commercialement viable que l'initiative du « câble arctique » actuellement défendue par l'Union européenne, offrant une solution plus pragmatique face à l'escalade des risques dans les points de passage maritimes traditionnels et à l'évolution du contexte géopolitique...
Article mis en ligne le 27 avril sur le site Submarine Networks . - Lire l'article
